4.9.18

Blog silencieux...

... blogueur heureux !

Si vous cherchez des dictons du XXIe siècle, adressez-vous à moi ! Je suis la sagesse populaire incarnée et ils me viennent naturellement, comme.... le lait au pis de la vache ou les moustaches à ma concierge.

Blog silencieux, blogueur studieux, en vérité. J'ai succombé à une envie qui me tourmentait depuis un bon moment : apprendre le coréen.
J'ai eu le déclic durant la soirée du 24 juin exactement. Je venais de commencer le drama Hyde, Jekyll, Me, et, peut-être le joli minois de Hyun Bin m'a-t-il inspirée....  je ne sais... mais il m'est brusquement apparu que continuer à regarder des productions coréennes sans en profiter pour apprendre la langue était insensé, qu'il s'agissait là d'un véritable gaspillage de temps et d'opportunité. Intolérable. Qu'il fallait y remédier au plus vite et faire fructifier ces soirées en immersion complète dans la culture coréenne, et dans les fossettes et le doux regard de Hyu... mais je m'égare...

Ma résolution était prise. Le lendemain, je téléchargeais Lingodeer et  prenais, avec délectation, un sourire béat collé sur la figure, ma première leçon. Enfin, ma presque première leçon puisque je savais déjà lire. 

Qu'est-ce que cela fait d'apprendre le coréen ?

En tout premier lieu, on a la furieuse impression de se colleter avec un gigantesque virelangue. L'épreuve passée, on a une diction impeccable en n'importe quelle autre langue, mais toujours pas en coréen... mais on continue quand même parce que quand on rencontrera Hyun Bin, on voudra être capable de lui dire "oppa"...

La langue comporte beaucoup de nasales, de voyelles, et les consonnes s'amollissent au moindre soupçon de voyelle, voire même parfois sans véritable raison. On est surpris par ce côté plastique, comme malléable.

On réalise que regarder des films et des séries nous a permis d'acquérir, sans effort, beaucoup de vocabulaire. Puis on est ravi de reconnaître assez vite, dans la langue parlée certains des mots que l'on a appris dans les leçons. On comprend de plus en plus de choses.

On se félicite d'avoir appris le japonais avant parce que cela fait gagner beaucoup de temps. Même si la langue est différente, la structure est similaire, puisque ce sont toutes deux des langues agglutinantes. L'usage des particules est pour nous autres très déroutant, et en japonais, j'avais mis un certain temps à intégrer cette façon de fonctionner. Et là j'étais déjà en terrain conquis. De plus, tout comme le japonais, le coréen utilise de nombreux mots chinois, et même si la prononciation diffère légèrement, ils sont déjà familiers : médecin en japonais "isha", en coréen "uija" ; bibliothèque, en japonais toshokan, en coréen dozokwan (j'ai essayé de rendre la prononciation). Ces  deux mots seuls montrent déjà la manière qu'à le coréen d'adoucir et d'amollir les consonnes.

Enfin, on se demande combien de temps cela va prendre pour que l'on comprenne une phrase entière sans avoir besoin de se la faire répéter quinze fois, parce que justement, comme la langue est plastique, une fois intégrés à la phrase certains mots ne se sont plus vraiment reconnaissables...
J'en suis là...

Comme le sujet est austère, je termine sur une note agréable (car il faut savoir captiver son lecteur et ceux qui m'ont lue jusqu'à la fin méritent d'être récompensés). Si vous ne le connaissez pas encore voici Hyun Bin. (Et vous risquez de comprendre enfin pourquoi les femmes adorent les dramas coréens !)


Il vous a plu ? Revenez me voir, je vous en présenterai d'autres !

26.7.18

"Mangasia"

Paul GRAVETT, Mangasia - Le Guide de la bande dessinée asiatique,
Hors Collection, 2017, 320 p.

Quand j'ai arraché le papier cadeau et aperçu cette couverture éclatante et ce titre...  mes yeux ont jailli hors de leurs orbites, mes oreilles se sont dressées, j'ai hurlé à la mort et je me suis mise à baver... On m'a donné un sucre pour me calmer... 
Une fois l'émotion retombée, j'ai pu me plonger dans la lecture de ce magnifique et précieux ouvrage.
En l'ouvrant, on découvre, éberlué,  une préface signée Park Chan-wook, on se dit alors que ce n'est pas possible, ce bouquin est trop parfait pour être vrai. En vérité, il l'est et le reste jusqu'à la dernière page.
C'est un incontournable. Si vous vous intéressez à la BD, au manga et à l'Asie en général, il est pour vous. 
Il expose la genèse et le développement de la bande dessinée dans divers pays asiatiques, replace les œuvres dans leur contexte culturel, offre des chronologies des événements marquants, s'arrête sur le parcours des principaux artistes, explique le rôle des périodiques, s'intéresse au contexte politique et social, au problème de la censure, à la condition des artistes, au développement multimédia...
L'approche est intelligente et abondamment documentée. La somme d'informations délivrée est absolument stupéfiante. Il constitue une bonne base de départ pour explorer ce vaste continent (pour nous encore presque vierge), qu'est la bande dessinée asiatique.

25.7.18

Zonked Witch


Witch's Love (2014)

Une des scènes de K-drama les plus drôles que j'aie vues.
Ce doit être au cinquième épisode de Witch's Love. La "sorcière" qui a, comme il se doit dans tout bon drama, noyé ses déconvenues dans l'alcool, est complètement torchée et se met à apostropher la copie du David de Michel-Ange. Moment d'anthologie.

16.4.18

"The Flame's Daughter" (Drama, Chine,2018)

Flame's Daughter (2018)

Dans la série "Visuels d'enfer", découvrez ICI (ou en cliquant sur l'image) la somptueuse affiche du drama chinois Liehuo Ruge (The Flame's Daugher), dont je ne montre ici qu'un détail, de dimensions réduites qui plus est.  



13.1.18

Goshaaaaa !!!!!


Il y a quelques années, j'évoquais ici Robin Gatto et le choc Gosha(*).  Je savais qu'un livre était en préparation et j'en attendais la sortie avec impatience, mais je l'ai manquée. C'est par pur hasard que le mois dernier, en cherchant des idées de cadeaux pour Noël, je suis tombée sur cette monographie qui pour tout fan de Gosha s'apparente à une sorte de Graal.
Il s'agit d'un ouvrage en deux beaux volumes à couverture cartonnée, le premier consacré à "Sa vie" et le second à "Ses films", le tout complété de documents, de commentaires, d'entretiens, d'analyses... Une somme d'informations si impressionnante qu'on n'osait même pas en rêver.
Je ne me suis pas encore plongée dans sa lecture, car j'ai bien peur de ne plus pouvoir m'en extirper, mais l'ouvrage m'a d'ors et déjà donné l'envie de revoir tous les films...

Une chaîne Robin Gatto a été créée récemment sur Youtube. Elle propose une belle série de vidéos sur le cinéma japonais, dont des entretiens avec Gosha et sa fille Tomoe.

Robin GATTO, Hideo Gosha, cinéaste sans maître, LettMotif, 2014.

---
(*) J'ai également mentionné un des films de Gosha dans ce billet  sur Nakadai).


28.12.17

2017 is coming to an end...

... & what do I need ?

LOVE ?


What do I want ?

A NEW FACE ?


Les deux ? Peut-être....

Non. La fin de l'année étant l'époque des retours en arrière et des bilans, c'était ma manière de présenter les deux clips les plus sympas de 2017. Tous deux signés PSY.
Le premier,  simple, efficace, addictif. Original aussi car, une fois n'est pas coutume, les filles échappent au modèle convenu de la sexy babe aguicheuse. On est plus dans l'esprit du haka d'avant-match que dans la coquetterie ambiguë.
Le second simplement parce qu'il est drôle ; l'allure de gros pervers du peintre et le style du cuisinier me font mourir de rire.
Les deux morceaux sont tirés de l'album 4X2=8 qui est plutôt réussi. L'écouter, c'est l'adopter.

11.12.17

Illuminature

Pour explorer de manière colorée et ludique la flore et la faune des divers continents
La couleur et moi, c'est une longue histoire d'amour,  aussi quand j'ai vu ce grand beau livre, destiné pourtant à un public juvénile, je me suis jetée dessus : quelle merveille ! des illustrations multicolores, des filtres colorés !
Si je m'écoutais, ma bibliothèque croulerait sous les livres expérimentaux, graphiques, créatifs, les pop-up et les illustrés pour bambins... Comme ma spécialité était l'art italien et que je m'intéresse de près au design, Bruno Munari, avec Dans la nuit noire et Dans le brouillard de Milan, m'a fourni un premier prétexte. Plus tard, quand j'ai dû m'occuper d'un neveu, j'ai trouvé une nouvelle bonne raison de me replonger dans la littérature enfantine. C'est à ce moment-là que j'ai découvert les éditions Milan (nous avions tous deux une forte addiction à Toboclic).

Ce sont ces mêmes éditions Milan qui en 2016 ont publié ce fabuleux Illuminature, et qui, cette année, sur le même principe, nous livrent Humanissime, une exploration du corps humain. Comme je suis plus flore et faune que corps humain, je vous présente le premier.
L'idée est toute simple et s'appuie sur la physique des couleurs et le principe de la synthèse soustractive  qui veut que la combinaison de deux couleurs complémentaires produise du noir. Comme vous pouvez le voir sur la couverture du livre, des images imprimées dans les couleurs Cyan, Magenta ou Jaune (CMJ) sont entremêlés, et ce sont les filtres rouge, vert et bleu (RVB) qui vont nous les rendre lisibles, les distinguer, en absorbant certaines couleurs et en faisant virer la complémentaire au noir. Voici donc cette même couverture vue au travers des différents filtres (ce ne sont pas le véritables filtres, mais des équivalents Photoshop) :


Le filtre rouge (combiné au Cyan, il produit du Noir. Il absorbe le Magenta et le Jaune.)



Le filtre vert (C'est avec le Magenta qu'il donne du Noir. Il absorbe le Cyan et le Jaune.)


Le filtre bleu (Il absorbe le cyan et le magenta. Associé au Jaune, il produit du Noir)



C'est magique, même quand on sait comment cela fonctionne !
La présentation est ludique et originale, mais elle n'est pas que visuelle, car l'ouvrage permet aux enfants de découvrir la faune et la flore de diverses parties du monde, jungles, déserts, récifs... Chaque animal observé est présenté en une ou deux phrases. On joue à l'explorateur et on se cultive en s'amusant.

7.12.17

Héros tatoués

Le sombre Illidan

Mon personnage préféré de World of Warcraft.
Il me rappelle Gully Foyle de Stars my destination (Destination les étoiles) dont j'ai déjà parlé ici. Je ne serais pas étonnée que Gully Foyle ait inspiré Illidan : même histoire d'enfermement, d'abandon et de trahison, même genre de tatouages initiatiques... Bien sûr, Illidan c'est un Foyle puissance mille... ce qui n'empêche pas le roman de Bester d'être toujours aussi passionnant.

Mais au fait, que devient ce projet de film que j'avais évoqué dans l'article susmentionné ? J'ai mené ma petite enquête et découvert que Jordan Vogt-Roberts est toujours sur le coup, qu'il y réfléchit et, les grands esprits se rencontrant forcément, il en arrive aux même conclusions que moi, à savoir qu'il serait plus judicieux de faire de cette œuvre fourmillante d'idées une mini-série plutôt qu'un simple film.

Il semble à la fois très enthousiaste et bien conscient des écueils à éviter. Il ajoute que s'il abandonne le projet, il veillera à ce que Park Chan-wook, qui est son réalisateur préféré, en prenne la direction ! (Alors là, je suis scotchée !) Il précise même qu'il a déjà abordé le sujet avec lui !

L'interview est récente, publiée le 7 septembre 2017 sur Collider par Matt Goldberg  qui conclut que la direction que va prendre le projet n'est pas encore très définie car il n'en est qu'à son tout début et qu'il ne faut pas s'attendre à le voir avant longtemps, mais il espère que Jordan Vogt-Roberts sera l'homme qui transposera le livre à l'écran. Moi aussi pour le coup, mais je ne détesterais pas non plus que ce soit Park Chan-wook.

4.12.17

How to make cosmetics from nature

 
Coup de cœur pour cette vidéo dans laquelle Li Ziqi explique comment en Chine on fabrique (ou fabriquait) des cométiques à base de produits naturels. Même si l'on n'a pas l'intention de préparer soi-même ses produits de beauté, il faut la regarder pour le plaisir. Le décor, les gestes harmonieux et la manière de filmer produisent une atmosphère intemporelle et raffinée. C'est magnifique.

29.11.17

Exil

Pour la première fois il se représentait la solitude du chef non plus comme l’isolement du sommet mais comme un exil loin de la vérité.

Jacques Abeille, Le Veilleur du jour.

11.11.17

Au Soir de la Pensée

Qui se souvient encore d'Abel Hermant de l'Académie française ? Pas grand monde, j'imagine. Je cherchais, dans mon stock de livres d'occasion, quelque chose à proposer à un groupe de lecture, et c'est en ouvrant son roman intitulé La Discorde (1928) afin d'en lire quelques extraits que j'ai trouvé ce marque-page : une carte destinée à promouvoir le livre de Georges Clémenceau, Au Soir de la pensée, sorti l'année précédente chez le même éditeur (Plon).
Clémenceau fait partie de ces hommes d'Etat dont le nom nous reste connu alors que nous avons oublié le détail de ses actes. Jusqu'à une époque très récente, si l'on me disait "Clémenceau", je pensais "Brigades du Tigre", mais récemment j'ai regardé un documentaire (de la série L'Ombre d'un doute) qui m'a rafraîchi la mémoire à son sujet. Plutôt antipathique, le bonhomme. En politique comme dans sa vie privée, il était sans pitié.
Passionné d'arts asiatiques et grand collectionneur, à un journaliste qui l'interrogeait sur son intérêt pour les cultures orientales, il a déclaré qu'il était bouddhiste. Était-ce seulement une boutade ? 
Que pouvait écrire un tel homme à la fin de sa vie ?
Je suis allée voir ce que renfermait Au Soir de la pensée... Le premier chapitre s'intitule "Dans le moment qui fuit..." (cela sonne assez bouddhiste, en effet, et la suite également !) 
Au soir de la pensée, quand la vie présomptueuse, à bout de floraisons, ne peut plus qu'égrener au vent ses rares commencements de velléités dernières, voici que devant la suprême interrogation, l'homme effaré s'arrête - moins stupéfait d'une existence improvisée que confondu du proche effondrement où se heurte l'infatuation de sa personnalité.
Qu'est-ce donc qu'avoir vécu ? Qu'est-ce donc que vivre et mourir ? Qu'est-ce que naître, d'abord ?
La naissance ? Une continuation. La continuation d'un tumulte ordonné d'énergies en perpétuel devenir.
Vivre ? La sensation d'une imaginaire fixité dans l'insaisissable révolution de cette éternelle Roue des choses, dont l'Inde n'eut la vision que pour l'irrésistible tentation de s'en affranchir.
Mourir ? Continuer encore, et toujours, en des formes éternellement renouvelées.
Si vous désirez en savoir davantage, allez faire un tour sur Gallica... L'œuvre est en deux volumes...
J'ai appris hier que Clémenceau sera la grande figure célébrée à l'occasion du centenaire de la guerre de 1914-1918. L'opportunité, peut-être, de redécouvrir cette personnalité complexe.

10.10.17

"Assault girls", Mamoru Oshii, 2009

 
Assault Girls (Asarutu Gâruzu), tout comme Tachiguichi Retsuden fait partie des œuvres dans lesquelles Mamoru Oshii, (surtout connu et célébré pour l’anime Ghost in the Shell) pulvérise les genres et les limites, et qui, pour cette raison, peinent à rencontrer leur public.
 
Le scénario est minimaliste : nous sommes en immersion dans un jeu vidéo en ligne baptisé Avalon (f). Nous débarquons donc dans un désert au beau milieu d’une partie et découvrons quatre joueurs, trois femmes et un homme, qui affrontent de gigantesques créatures mutantes. Comme ils doivent absolument détruire ces monstres pour passer au niveau supérieur, et qu’ils ne peuvent y arriver seuls, ils se voient obligés de s’allier pour organiser un raid.
 
Les codes qui s’appliquent tout au long du films sont ceux du jeu et non ceux du cinéma. Visuellement, tout est fait pour que l’on se croie dans un décor virtuel. C’est à la fois minimaliste (le désert) et beau. Les images sont stylisées, les couleurs un peu passées, et l’on a droit à de nombreux gros plans et raccourcis. Le temps est celui du jeu, c’est à dire que, tout comme dans une partie de jeu en ligne, il y a de longs moments d’exploration pendant lesquels il ne se passe absolument rien. Les dialogues concernent uniquement la partie, et le peu que l’on apprend des personnages, on le découvre soit à travers les invectives qu’ils s’envoient, la manière dont ils jouent et les identités qu’ils se sont créées. De leur vies réelle, on ne voit rien. On nous a seulement dit que leur monde est en ruine et que c’est la raison pour laquelle ils se réfugient dans cet univers factice. Avalon est devenu leur véritable lieu de vie. On en sait probablement davantage si l’on a vu le précédent file d’Oshii sur le même thème, Avalon (2001), mais Assault Girls se suffit à lui-même.
 
Le gros atout du jeu et du film, vous l'aurez deviné en regardant les photos, ce sont les trois actrices, très belles et sexy. Rinko Kikuchi est magnifique en Lucifer.
 
L’idée de nous plonger dans un jeu vidéo est extrêmement séduisante. Apparemment, c’est un concept auquel Mamoru Oshii tient beaucoup puisqu’il vient d'en sortir une nouvelle déclinaison, Sand whale and me (2017), une série TV en cinq épisodes.
 
 
En creusant un peu le sujet, j'ai trouvé cette thèse de doctorat de Martin Picard, Pour une esthétique du cinéma transludique - Figures du jeu vidéo et de l’animation dans le cinéma d’effets visuels du tournant du XXIe siècle dans laquelle l'auteur s'est intéressé à l'influence du jeu vidéo et de l'animation sur le cinéma et pris pour objets d'étude Matrix des Wachowski (1999-2003), Avalon et Kung-fu Hustle de Stephen Chow (2004). A la lumière de cette analyse, on se rend compte qu'avec Assault Girls Osshi ne fait que pousser un peu plus loin l'expérience de fusion entreprise avec Avalon, cette fois en se débarrassant presque complètement de l'aspect (du prétexte) narratif. C'est un film purement théorique d'où l'incompréhension presque générale qu'il a suscitée.

4.10.17

Lay en mode néo-rococo...


(détail)

(détail)
 
J'ignore le nom du photographe qui a réalisé cette série de portraits de Lay, ex-Exo, mais ils sont très réussis.  Ils rappellent les peintures des XVIIe et XVIIIe siècles et sont à la fois très beaux et totalement décalés, voire complètement incongrus.
Je découvre Exo par bribes, d'abord Shanyeol par l'OST de Goblin, et maintenant Lay...  Si je ne me surveille pas, je vais finir par devenir fan.


5.9.17

Avez-vous jamais eu envie...

.... d'épouser un Goblin ?
Non ? Alors c'est que vous en êtes restés à Harry Potter ou World of Warcraft et que vous n'avez pas encore eu le bonheur de découvrir le concept du Goblin hyper craquant développé par la scénariste Kim Eun-soon dans le drama du même nom.
Son Goblin n'est pas vert, il n'a pas les oreilles démesurées en pointe ni le regard torve. Il a le charme de Gong Yoo, c'est dire s'il est mimi...
La bande originale est plutôt bien...  Mais voyez et entendez par vous-même...
 

le générique et la chanson thème
(devenue ma favorite du moment)
 

 "Round and round" (encore, car je ne m'en lasse pas) et "Stay with me" interprétés par Punch et Shanyeol .
(Le passage où deux personnages marchent dans les phares est repris
un peu plus tard dans le drama, mais sous forme de parodie - hilarant.)
 

en anglais

25.8.17

Je booste mon intelligence émotionnelle

 
Cet été, j'ai laissé tomber les livres pour me lancer dans une entreprise ambitieuse et noble : booster mon intelligence émotionnelle.
Comment a-t-elle procédé ? vous demandez-vous, curieux d'en faire autant.
Tout simplement en regardant des Kdrama.
 
En effet, si nous savions déjà que la littérature améliorait notre compréhension des motivations secrètes de nos contemporains, une étude (aussi scientifique que libératrice) vient de démontrer que visionner des séries télé de qualité a également pour effet d'augmenter notre capacité à déchiffrer les émotions d'autrui. Existe-t-il une aptitude plus utile et fondamentale que celle-là dans la vie ? Non, évidemment.
Et ce n'est pas tout, une autre étude avait prouvé qu'elles agissent sur le mental de manière aussi positive que la présence d'amis.
 
En deux mois d'entraînement intensif, je suis devenue une surdouée du décryptage émotionnel, j'ai un moral stratosphérique et j'ai beaucoup rajeuni (ce n'est pas encore prouvé scientifiquement, mais c'est un vrai bain de jouvence).
Cela m'a aussi donné envie d'apprendre le coréen... mais c'est une autre histoire...

12.8.17

"Lost to Shame", Nam Yeon-woo (2017)

Lost to Shame de Nam Yeon-woo (2017)
Le film sort en Corée en septembre. Si je le mentionne, c'est surtout pour son affiche. Minimaliste et pourtant éloquente.
Ce dépouillement raffiné est caractéristique du design coréen.

7.7.17

Tanabata

 
En décorant ma branche de bambou, je me disais que mon Tanabata était plutôt un Tanabaka (parce que cela semblait légèrement crétin de suivre une coutume japonaise ici), mais on a les voyages et le Japon que l'on peut... C'est une jolie tradition, et en ce moment je ne perds jamais une occasion de faire un voeu...
 
 
C'est le jour qu'a choisi mon nymphéa pour s'ouvrir... Que cette fleur est belle !

1.7.17

Le Monde comme illusion

 
Détail de l'une des planches de L'Île Panorama d'Edogawa Ranpo, dans la somptueuse version manga délivrée de main de maître par Suehiro Maruo. Bourrée de références artistiques et de clins d'oeil. Si vous ne connaissez pas encore ce livre, je vous invite à le découvrir de toute urgence.

20.6.17

Jaloo - Insight


L'artiste qui m'a donné envie de renouer avec la MPB (Musique Populaire Brésilienne) que j'avais un peu perdue de vue et d'ouïe ces dernières années.